Péri ménopause : 5 marqueurs sanguins à connaître pour mieux comprendre votre santé

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Fatigue persistante, prise de poids, sommeil perturbé, brouillard mental, difficultés à retrouver votre énergie… Pendant la périménopause, de nombreux changements peuvent apparaître.

Mais comment savoir ce qui se passe réellement dans votre organisme ? Et quels examens peuvent aider à mieux comprendre votre situation ?

Le bilan sanguin ne permet pas d'expliquer tous les symptômes, mais certains marqueurs peuvent apporter des informations précieuses sur votre état nutritionnel, votre inflammation, votre métabolisme ou encore le fonctionnement de votre thyroïde.

Dans cet article, je vous présente 5 marqueurs particulièrement intéressants à connaître pendant la périménopause, à discuter avec votre médecin selon vos symptômes et votre contexte.

À retenir : un marqueur ne s'interprète jamais seul. C'est l'ensemble de vos symptômes, de vos antécédents, de votre alimentation, de votre mode de vie et de vos résultats qui permet de mieux comprendre votre situation.

1. La vitamine D : un marqueur important pour les os et les muscles

La vitamine D joue un rôle essentiel dans l'absorption du calcium, la santé osseuse et le fonctionnement musculaire.

Or, pendant la périménopause et la ménopause, la diminution progressive des œstrogènes peut accélérer la perte de masse osseuse. C'est pourquoi la vitamine D mérite une attention particulière, notamment lorsque l'on souhaite préserver son capital osseux et musculaire.

Un manque de vitamine D peut également être associé à une fatigue ou à une faiblesse musculaire, même si ces symptômes ont souvent plusieurs causes.

Quel examen ?

Le dosage de la 25-OH vitamine D permet d'évaluer les réserves de vitamine D dans l'organisme.

Les valeurs de référence peuvent varier selon les laboratoires et les situations. Il n'existe pas un taux idéal unique pour toutes les femmes : l'interprétation dépend notamment de l'âge, des antécédents, de la santé osseuse et des éventuels facteurs de risque.

Pourquoi y penser pendant la péri ménopause ?

Parce que cette période est un bon moment pour mettre en place des habitudes favorables à la santé osseuse :

  • Une alimentation suffisamment riche en calcium.
  • Une activité physique régulière, notamment des exercices de renforcement musculaire.
  • Une exposition raisonnable à la lumière naturelle.
  • Une supplémentation en vitamine D lorsqu'elle est nécessaire.

La vitamine D ne remplace pas une alimentation équilibrée ni l'activité physique, mais elle peut faire partie d'une démarche de prévention.

2. La CRP-us : un indicateur de l'inflammation

La CRP-us, ou protéine C-réactive ultra-sensible, est un marqueur sanguin qui permet de détecter de faibles variations de l'inflammation.

L'inflammation est un processus normal de défense de l'organisme. En revanche, une inflammation persistante peut être influencée par différents facteurs : alimentation déséquilibrée, manque de sommeil, stress chronique, sédentarité, excès de masse grasse ou certaines maladies.

Pendant la périménopause, les changements hormonaux peuvent également modifier certains équilibres métaboliques et inflammatoires.

Pourquoi ce marqueur peut être intéressant ?

La CRP-us peut apporter une information complémentaire dans une démarche de prévention, notamment lorsqu'elle est interprétée avec d'autres éléments du bilan.

Mais attention : elle ne permet pas, à elle seule, de connaître la cause d'une inflammation. Une infection récente, une maladie inflammatoire ou d'autres situations peuvent également modifier son résultat.

Et concrètement ?

Plutôt que de chercher à « faire baisser un chiffre » à tout prix, l'intérêt est de s'interroger sur les habitudes qui soutiennent la santé :

  • Une alimentation variée, riche en végétaux et en protéines.
  • Une activité physique adaptée.
  • Un sommeil suffisamment réparateur.
  • Une bonne gestion du stress.
  • Une réduction de la sédentarité.

Le bilan sanguin est un outil d'information, pas un diagnostic à lui seul.

3. La thyroïde : TSH, T4 et laT3

La thyroïde joue un rôle important dans la régulation de l'énergie, du métabolisme et de nombreuses fonctions de l'organisme.

Pendant la périménopause, certains symptômes peuvent ressembler à ceux d'un trouble thyroïdien :

  • Fatigue.
  • Frilosité.
  • Prise de poids.
  • Constipation.
  • Brouillard mental.
  • Troubles de l'humeur.

C'est pourquoi, lorsque ces symptômes sont importants ou persistants, il peut être pertinent de vérifier le fonctionnement de la thyroïde.

Quels examens ?

La TSH est généralement le premier examen utilisé pour évaluer le fonctionnement thyroïdien.

Selon les symptômes et le contexte, le médecin peut compléter le bilan avec la T4 libre, et parfois d'autres examens, notamment les anticorps thyroïdiens lorsqu'une maladie auto-immune est suspectée.

La T3 libre est également intéressante car c'est l'hormone active au niveau du corps.

Pourquoi est-ce important à cette période ?

Parce qu'une fatigue ou une prise de poids ne doivent pas être automatiquement attribuées à la ménopause.

La périménopause peut expliquer certains changements, mais elle ne doit pas faire oublier les autres causes possibles.

4. Le bilan du fer : ferritine et autres marqueurs

Le fer est indispensable au transport de l'oxygène dans le sang et à la production d'énergie.

Une carence peut notamment être associée à une fatigue, une baisse de la capacité à l'effort ou une sensation de manque d'énergie.

Pendant la péri ménopause, les règles peuvent devenir irrégulières et parfois plus abondantes. Cela peut augmenter les pertes de fer chez certaines femmes.

Quels examens ?

La ferritine permet d'évaluer les réserves de fer.

Selon le contexte, le médecin peut également demander une numération formule sanguine (NFS), le fer sérique ou d'autres paramètres du bilan martial.

Pourquoi ne pas regarder uniquement la ferritine ?

Parce qu'elle peut être influencée par l'inflammation. Son résultat doit donc être interprété avec les autres éléments du bilan.

Et surtout, une supplémentation en fer ne doit pas être prise systématiquement sans avoir vérifié qu'elle est nécessaire.

5. L'index HOMA : un marqueur intéressant du métabolisme

C'est un marqueur que je trouve particulièrement intéressant à connaître lorsque l'on s'intéresse à la santé métabolique pendant la périménopause.

L'index HOMA, souvent appelé HOMA-IR, est un indicateur calculé à partir de la glycémie et de l'insulinémie à jeun.

Il permet d'obtenir une estimation de la sensibilité à l'insuline, c'est-à-dire de la manière dont l'organisme répond à cette hormone qui joue un rôle essentiel dans la régulation de la glycémie.

Pourquoi cet indicateur peut être intéressant pendant la périménopause ?

Pendant cette période, les changements hormonaux peuvent s'accompagner de modifications de la répartition des graisses, de la masse musculaire et du métabolisme.

Certaines femmes constatent notamment :

  • Une prise de poids plus facile.
  • Une augmentation du tour de taille.
  • Des fringales plus fréquentes.
  • Une sensation de baisse d'énergie après les repas.
  • Des difficultés à stabiliser leur poids malgré des habitudes alimentaires inchangées.

Ces signes ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une insulinorésistance. Mais ils peuvent justifier une discussion avec le médecin sur l'intérêt d'un bilan métabolique.

Quels examens ?

L'index HOMA est calculé à partir de :

  • La glycémie à jeun.
  • L'insulinémie à jeun.

Il peut être complété, selon le contexte, par une HbA1c, qui donne une information sur la glycémie moyenne des trois derniers mois.

Comment interpréter le résultat ?

Il n'existe pas un seuil universel permettant de poser un diagnostic à lui seul. Le résultat dépend notamment de la méthode utilisée, des valeurs du laboratoire et du contexte clinique.

L'index HOMA est un outil de prévention, pas un diagnostic de diabète.

Son intérêt est surtout de permettre de mettre en place de nouvelles habitude de vie pour optimiser la santé métabolique.

Et si le résultat est élevé ?

Cela ne signifie pas qu'il faut se lancer dans un régime strict ou supprimer tous les glucides.

Une prise en charge adaptée peut notamment s'appuyer sur :

  • Une alimentation équilibrée, avec des repas suffisamment rassasiants.
  • Une meilleure qualité des glucides, sans recherche d'exclusion systématique.
  • Un apport suffisant en protéines.
  • Une activité physique régulière.
  • Le renforcement musculaire, particulièrement intéressant pendant cette période.
  • Un sommeil de qualité.
  • Une gestion du stress adaptée.

L'objectif n'est pas de lutter contre son corps, mais de l'aider à retrouver un meilleur équilibre.

Et les hormones de la ménopause dans tout ça ?

C'est une question que l'on me pose souvent.

Pendant la périménopause, les hormones peuvent fluctuer de manière importante. Un dosage hormonal isolé ne permet donc pas toujours de comprendre ce qui se passe.

Le diagnostic de la périménopause repose avant tout sur l'âge, les symptômes et les modifications du cycle menstruel. Dans certaines situations, le médecin peut proposer des examens complémentaires, mais ils ne sont pas systématiques.

C'est pourquoi il est important de ne pas réduire cette période à un simple chiffre sur une analyse.

En conclusion : mieux comprendre pour mieux prévenir

La périménopause est une période de transition, mais elle peut aussi être un moment intéressant pour faire le point sur sa santé.

Un bilan sanguin adapté peut aider à repérer certaines carences, à mieux comprendre son métabolisme ou à identifier des éléments qui méritent une attention particulière.

Mais le plus important reste de ne pas interpréter les résultats isolément.

Un chiffre ne raconte jamais toute l'histoire.

C'est en associant les résultats biologiques, les symptômes, les habitudes de vie et le contexte de chaque femme que l'on peut construire une démarche de prévention réellement personnalisée.

Vous souhaitez faire le point sur votre santé pendant la périménopause ?

Dans le cadre de mes accompagnements, je vous aide à mieux comprendre les changements que vous traversez et à mettre en place des habitudes adaptées à vos besoins, notamment autour de l'alimentation, du sommeil, du stress et de la préservation de la masse musculaire.

Un accompagnement qui ne cherche pas à vous faire subir la ménopause, mais à vous aider à la traverser avec plus de compréhension et de sérénité.

Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale. Les examens et leur interprétation doivent être adaptés à chaque situation par un professionnel de santé.

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Péri ménopause : 5 marqueurs sanguins à connaître pour mieux comprendre votre santé
Naturopathe spécialisée ménopause & Praticienne Shiatsu 


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